vendredi 26 mai 2017

Quelque chose bout dans la marmite...

Je vais peut-être passer pour un idiot auprès de quelques-uns (Coucou La Plume), mais je viens seulement de découvrir la revue Eléments pour la civilisation européenne. C'est tout simplement passionnant et tout à fait original. Vous trouverez ci-dessous l’éditorial d'Alain de Benoist.


" L’élection présidentielle de 2017 s’est déroulée dans un climat lamentable de part en part et s’est achevée sur un face-à-face calamiteux. Au second tour, un candidat et une candidate s’affrontaient. Le premier a été élu par défaut, par des gens qui ne voulaient pas de lui, mais voulaient encore moins de son adversaire (le « barragisme », nouvelle dénomination du « vote utile »). Aucun enjeu civilisationnel n’a été abordé. Et pourtant, ce scrutin revêt un caractère historique.


Aucun des deux grands partis qui ont en alternance gouverné la France depuis près d’un demi-siècle n’a pu accéder au second tour. En France comme ailleurs, la vieille classe politique est discréditée, ce qui laisse prévoir une recomposition générale du paysage politique dans un climat plus ou moins convulsif qui débouchera sans doute sur des regroupements inédits. 

Les anciens grands partis éliminés au premier tour étaient aussi ceux qui étaient porteurs du clivage gauche-droite – ce qui leur permettait de mener alternativement la même politique – et aussi ceux qui étaient identifiés comme ses représentants. À l’inverse, les deux finalistes avaient comme point commun de ne pas se définir par rapport à lui et de ne pas voir dans le couple gauche-droite l’alpha et l’oméga de la politique. Ils étaient en ce sens le miroir l’un de l’autre. L’un opposait les « conservateurs » aux « progressistes », l’autre les « patriotes » aux « mondialistes », mais c’était la même chose. Conçu à l’intention des classes moyennes, qui sont en train de s’effacer, le clivage gauche-droite constituait un axe horizontal qui est aujourd’hui remplacé par un axe vertical. Il réapparaîtra peut-être à l’avenir, mais ce sera avec un autre contenu. 

Cette élection a également fait réapparaître un clivage de classe que certains croyaient disparu. « Le clivage de classes aura rarement été aussi net », observe Régis Debray. D’un côté, les hauts et très hauts revenus, les élites appartenant à la Caste, les cadres supérieurs et la grande bourgeoisie, les « auto-entrepreneurs » et les bobos, de l’autre les revenus bas ou modestes, les chômeurs, les ouvriers et les agriculteurs, les couches inférieures des classes moyennes, tous ceux qui ne vivent plus là où se créent les emplois et s’accumule la richesse. D’un côté, les habitants des grandes métropoles, de l’autre la « France périphérique » des villes moyennes, des zones péri-urbaines désindustrialisées et des communes rurales. D’un côté, les « planétaires », tenants d’une France open space « ouverte sur le monde », la main sur le portefeuille quand ils chantent l’hymne national, de l’autre un peuple désireux de perpétuer son patrimoine immatériel, de conserver sa sociabilité propre et de rester souverain sur les conditions de sa reproduction sociale. Les gagnants et les perdants de la mondialisation. Le « parti de demain » et le parti de toujours. Les « people » et le peuple.

Grâce à cette élection, la classe dominante reconstitue son unité politique contre « ceux d’en bas », derrière les marcheurs du marché, followers et majorettes, menés par un enfant-roi télévangéliste dépourvu d’affects, mais impatient d’instaurer définitivement la société liquide dont rêve la communauté financière qui l’a adoubé. 

La France n’est pas seulement divisée, fragmentée, coupée en deux. Elle se compose d’individus et de groupes sociaux qui ne vivent pas la même réalité, qui ne voient pas les mêmes choses, qui ne respirent pas le même air et ne parlent pas le même langage. La France d’en haut et la France d’en bas sont devenues également étrangères au « vivre ensemble ». Elles ne vivent même plus côte-à-côte. Elles vivent face à face. Le rôle normal du politique est de produire du commun, d’organiser un espace commun. Mais le politique a oublié sa vocation naturelle. Plus on parle de « société inclusive », plus la fragmentation progresse. 

Le seul mérite de cette situation est d’éclaircir les fronts. On sait mieux désormais qui se fait face : les libéraux et les antilibéraux. On sait aussi que la misère sociale, la frustration, la défiance et la colère sont là et qu’elles vont encore s’étendre. Un feu s’est allumé, prêt à enflammer la plaine. Quelque chose bout dans la marmite. Toute la question est de savoir quand elle explosera. Et qui profitera de l’explosion."

Au sommaire de ce numéro 166:

Dossier : le conservatisme au féminin
• Rencontre avec Bérénice Levet
• Les insoumises : En marche !
• Entretien avec Eugénie Bastié, Solange Bied-Charreton, Natacha Polony et Ingrid Riocreux
• Marcela Iacub, pour le meilleur et pour le pire
• Interview de Marion Maréchal-Le Pen : « gagner avant tout le combat culturel »

Et aussi...
• Emmanuel Macron, uber-président
• La droite buissonnière
• L’AfD ou les spécificités du populisme allemand
• On a retrouvé les Indo-Européens
• Entretien avec Thibault Isabel : le retour de Proudhon
• Michel Onfray, lecteur de Proudhon
• Jean-François Davy, un vrai cinéma populiste
• Vladimir Dimitrijevic, le feu sacré du verbe
• Georges Hyvernaud, l’ivrogne et l’emmerdeur
• Ce que penser veut dire, le dernier livre d'Alain de Benoist
• Dernières rencontres avec Armand Gatti
• Matthew B. Crawford, le philosophe et les motos...

(Billet non sponsorisé)

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jeudi 25 mai 2017

Y a-t-il un lien entre terrorisme et immigration ?

Je ne sais pas. A vous de voir !


Quartier de la Paillade, Montpellier:

L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, foule et plein air

Le kamikaze qui s'est fait exploser à Manchester, Salman Abedi, 22 ans, citoyen britannique d'origine libyenne. Son père et son frère ont été arrêtés en Libye:


Le même en plus jeune:


Un lien entre Salman Abedi et l'instigateur des attentats de Paris-Bataclan et de Bruxelles ?:



Ci-dessous, il y a tout juste quelques jours, sur les côtes italiennes. On se souviendra qu'il est prouvé qu'au moins deux des terroristes du stade de France venaient directement de Syrie via la Turquie. Migrant et immigration ont la même origine étymologique:
Il y a quelques jours, à Paris:

L’image contient peut-être : 1 personne, debout, marche et plein air

Bien, maintenant je repose la question: Y a-t-il un lien entre terrorisme et immigration ?

(ci-dessous, photo de l'agence dont on ne peut écrire le nom dans un billet de blog prise a priori hier matin)

Folie passagère 3546
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mercredi 24 mai 2017

Comment faire monter la pression syndicale en une image...

Ou comment attiser la colère syndicale...

Un titre puissant, un Président qui se mord les lèvres, résistera-t-il ?, " la mère de toutes les batailles (ridicule au demeurant), comment Macron exerce-t-il le pouvoir (sous-entendu: par ordonnances, autoritaire, dialoguera-t-il ?, ...)

Couverture du Point N° 2333 du 25 mai 2017


Z'auraient pu titrer " ça va chier ", c'eut été pareil...

De la responsabilité des médias dans la colère sociale...

Folie passagère 3545
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mardi 23 mai 2017

Allons bon, encore un attentat, à Manchester ce coup-ci !



Allons bon, encore un attentat, à Manchester ce coup-ci. On parle de 22 morts et d'une soixantaine de blessés, des enfants, des adolescents, des adultes... L'horreur comme d'hab ! Et tout ça par l'ignominie de terroristes islamistes... Encore. Comment ça encore ? A en juger par les réactions qui viennent du monde entier, on a l'impression que c'est le premier attentat du genre. Que nenni les amis, des attentats de ce type, il y en a chaque jour au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Bangladesh, au Yémen, en Afrique... Tous les jours. 

Bon okay, c'est pas en occident mais ce sont des attentats avec des enfants, des adolescents, des parents pris pour cible et exécutés lâchement au nom d'Allah le Grand Miséricordieux ! Et oui, ouvrez les yeux ! Tous les jours et pour ceux-là personne ne fait de déclarations aussi creuses que ridicules comme celles auxquelles nous assistons depuis ce matin. Pour ces attentats là, pas d'extinction de la Tour Eiffel, ni de bougies, ni de " Vous n'aurez pas ma haine ! ". Ceux-là, on s'en tape, c'est loin.

Mais revenons à Manchester puisqu'il semblerait que la ville du rock soit devenue le centre du monde. Une salle de concert, des gamins venus écouter une starlette préfabriquée aux States, un " déséquilibré " qui se fait sauter: 22 morts et des blessés en pagaille. Paix à leurs âmes et tout notre soutien aux blessés et aux familles des victimes.  Solidarité avec le peuple britannique et pray for Manchester ! J'ai tout bon ? Passons donc à la suite...

La réaction des grands de ce monde et de nos chers médias. 

Un " incident terroriste " titrent plusieurs journaux. Un incident ? Un incident qui fait 22 morts, perso, j'appelle cela un accident, une catastrophe, une horreur, un carnage, pas un incident, même avec des guillemets !

Un acte terroriste ? Okay mais pourquoi ne pas dire, ne pas écrire de quoi il s'agit véritablement ? Un acte terroriste islamiste, par exemple; là au moins on sait de quoi on parle. Et puisque l'auto-proclamé Etat Islamique l'a pris à son compte, pas de quoi se refuser cette maigre consolation: désigner pour une fois les choses par leur vrai nom. Manchester, c'est un acte terroriste islamiste. Faudrait pas ? Pour ne pas choquer la communauté ? La clientèle électorale ? Eviter les amalgames ? Ben voyons, et puis quoi encore. Perso, à l'heure où, en France, près de 60 personnes se revendiquant ouvertement musulmanes sont candidates du Parti Egalité Justice à la députation, à l'heure où certains quartiers entiers sont sous la coupe du salafisme, je dis qu'il faut arrêter les conneries, appeler les choses par leur nom et arrêter de chérir les causes après en avoir déploré les effets. L'Islam, tant religieux que politique, ne nous veut pas du bien, vraiment pas, sauf à s'y soumettre.


Vous n'avez pas encore compris ? Remarquez, je peux l'entendre puisque même Angela Merkel et Teresa May le reconnaissent aujourd'hui. La seconde l'avoue: " Nous ne comprenons pas comment on peut être aussi tordu et malade pour perpétrer de telles attaques contre des enfants. " et la première: " Il est inconcevable que quelqu'un utilise un concert de musique pop joyeux pour tuer des gens ou leur infliger de graves blessures ". Inconcevable, incompréhensible ? Vraiment ? Faut que je vous fasse un dessin mesdames ? C'est au contraire parfaitement compréhensible: ces gens sont en guerre contre nous, contre notre civilisation, contre nos habitudes, nos musiques, nos origines chrétiennes, notre foi, notre façon de vivre. Et comme ils n'ont pas les moyens donc nous disposons (avions, bateaux, armées, etc...), ils font la guerre à leur manière, à leur façon, sans scrupules et avec une détermination sans faille: Ils sont en guerre et à en juger par les réactions lues sur les réseaux sociaux, ils ont beaucoup, beaucoup d'amis et de sympathisants dans nos rangs, parmi nous, chez nous. A Paris comme à Manchester. Cela s'appelle une cinquième colonne, mais je sais, chut. Ils font la guerre chez nous quand nous la faisons là-bas, chez eux, de manière conventionnelle. Va comprendre Charles !

On va leur mener une guerre totale qu'ils déclarent tous, les uns après les autres: Merkel, Trump, May et consorts. Même notre Macron national s'y met. Pétri " d'effroi " le bichon, il veut créer une Task Force pour mener la lutte contre le terrorisme islamiste et son Sinistre de l'Intérieur de déclarer solennellement qu'il allait prendre toutes les mesures pour " améliorer " la sécurité des Français. Pardon ? Dois-je comprendre que si on créée une TF et qu'on va " améliorer... " c'est que tout n'aurait pas été fait avant pour approcher au plus près du risque 0 ? Et ce brave Juppé qui déclare: "Une vigilance accrue s'impose face à la menace terroriste. "  Arrêtez vos déclarations à la con faites de platitudes, devenues insupportables, et cessez de nous prendre pour des cons.

Expliquez-moi plutôt pourquoi une partie du commando des attentats du 13 novembre avait pu aller faire tranquillement des repérages à Manchester avant, finalement, de se rabattre sans difficulté sur Paris ? Expliquez-moi plutôt pourquoi la quasi totalité des terroristes ayant sévi en France étaient fiché " S " ? Expliquez-moi pourquoi et contrairement à ce qu'avait déclaré Cazeneuve moins de vingt lieux de cultes salafistes ont été fermés ? Pourquoi des muzz peuvent en toute impunité bloquer un quartier pour protester contre la fermeture d'un centre " cultuel " ? Pourquoi tous les fichés " S " binationaux ne sont pas, depuis le temps, expulsés ? Expliquez moi comment Anis Amri, le tueur islamiste de Berlin a pu sans difficultés traverser 4 pays avant de se faire plomber, par hasard, à Milan ? Expliquez-moi, même si j'ai déjà la réponse, pourquoi le communautarisme muzz se développe sans que rien ne soit fait pour le contre-carrer ? Dites-moi pourquoi, cet après-midi même, des antifas peuvent en toute impunité défiler à la Bastille en scandant: " Si t'es fier d'être fiché " S " tape dans tes mains " ?

Si vous êtes à court d'idées pour lutter contre le terrorisme, faites-nous signe, on en a plein !

Les trottoirs ne se radicalisent pas, les camions ne sont pas fous, la musique ne tue pas, c'est l'islamisme et ses complices qui tuent.

Contrairement à ce que dit le Président du Conseil Economique et Social, monsieur Bernasconi, derrière ce massacre, pour le justifier, il y a bien une idéologie, une religion et une cause défendue; le triptyque infernal de l'islamisme.

Il ne s'agit plus, madame Nyssen de la Culture, " de tout faire pour redonner la joie et de l'enchantement et au contraire de garder l'espoir et d'évoluer vers une société moins terrorisante "; vous nous dîtes de continuer d'aller au concert, je veux bien, mais je n'ai pas d'escorte policière, moi. Que nous direz-vous la prochaine fois ? 

L'heure n'est plus à " ré-enchanter ", l'heure est à la lutte totale contre le terrorisme, sans scrupules, sans fioritures, sans bougies ni ballon multicolore. Sans langue de bois. Sans pitié. A armes égales !...

Folie passagère 3544
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lundi 22 mai 2017

Cyril Hanouna est un danger public... pour les homosexuels mais pas que...

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" Je le hais. Lui, et son escouade de hyènes au surmoi atrophié, je les hais. Avec «Touche pas à mon poste», on a franchi depuis bien longtemps la barrière du supportable et je ne parviens plus à ressentir autre chose que de la haine pure. Je n'en peux plus des analyses psychologisantes sur le syndrome de Stockholm dont souffriraient les chroniqueurs, sur la supposée griserie d'un Hanouna longtemps mal aimé et sous-employé, des accusations de Hanouna-bashing... Hanouna n'est pas une victime. C'est un bourreau. On parle là d'un homme qui a chié dans la chaussure de son chroniqueur. D'un homme, surtout, qui s'est fait une spécialité d'humilier, et maintenant de persécuter des homosexuels.

La dernière séquence (et on ne parlera pas de «dérapage», à réserver au code de la route) est atroce à regarder. Ce jeudi 18 mai, l'équipe de «TPMP» a posté de fausses annonces de rencontre sur le site Vivastreet. Dans l'extrait qui circule sur Twitter, on le voit répondre en direct à un homme, se faire passer pour un homosexuel (avec toutes les mimiques et la voix efféminée qui vont bien).

Sur le plateau, les chroniqueurs gloussent en silence pour ne pas se faire remarquer par l'homme piégé. Pour parachever l'humiliation, Hanouna finit par lui raccrocher au nez. J'ai eu la nausée. Pour de vrai. Je vois passer toute la journée des images et des vidéos immondes sans jamais trop ressentir de dégoût, mais là, pour la première fois, j'ai eu envie de vomir.

La victime du canular ignorait qu'il était écouté par des milliers de personnes, il drague et se laisse draguer en pensant qu'il s'agit d'un moment intime. Il se fait raccrocher à la gueule. Puis il se découvre sans doute, dans l'extrait diffusé. Je suis obsédée par cet homme, et ce qu'il doit ressentir aujourd'hui. J'aimerais savoir comment il va. Ce qu'il pense de tout ça. S'il est lui-même téléspectateur occasionnel ou assidu de «TPMP», et si tel est le cas, ce que ça fait d'être persécuté publiquement par des gens qu'il aimait bien peut-être, qui sait. Il n'a pas été le seul à être appelé, et l'un d'entre eux doit venir témoigner sur le plateau.

On parle ici de persécution. Pas de canular, pas de blague potache, ni même de harcèlement. Une persécution est «un type d'oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d'ordre idéologique, politique, religieux ou encore racial».

Rire d'un homme parce qu'il est homosexuel, le rabaisser, l'humilier, le jeter en pâture aux rires d'un public, et être tout content de soi, c'est l'exacte définition de la persécution. Sans compter que, comme le rappellent de nombreux internautes sur Twitter, cette méthode, consistant à se faire passer soi-même pour gay, est exactement «la technique des casseurs d'homosexuels».

Quant au contexte: l'émission est diffusée le lendemain de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, alors que les actes homophobes sont repartis à la hausse, et alors qu'en Tchétchénie, les homosexuels sont traqués, torturés par les autorités avec la complicité de la population. J'entends déjà ceux qui vont dire que, quand même, «c'est pas pareil». Bah si. Bien sûr qu'Hanouna n'est pas un génocidaire, mais il passe son temps à mettre plein de pièces dans la machine à homophobie, et légitime dans l'esprit de certains, que rire des homosexuels et de les rabaisser est tout à fait normal. La violence physique à l'égard d'un groupe commence toujours comme ça: on moque, on parodie, on humilie, on essentialise, on rit... et la malveillance, puis la violence physique finit toujours par débouler.

Pourtant, c'est peu dire qu'Hanouna n'en est pas à son coup d'essai et qu'il a déjà maintes fois été sermonné pour ses éloges de l'homophobie, quand ce n'est pas de l'homophobie pure. En décembre 2016, l'association des journalistes LGBT avait étudié «l'obsession pour l'homosexualité» de «TPMP» et constaté 42 mentions faites à l'homosexualité en à peine un mois, dont la plupart dans l'objectif de rabaisser.

«Le 7 novembre, par exemple, le chroniqueur Camille Combal et Cyril Hanouna imitent, comme ils le font souvent, un couple gay semblant tout droit sorti de La cage aux folles. L’animateur prend des airs efféminés: “Je suis complètement ouvert, je suis complètement ouvert à la flagornerie.” Le 15 novembre, sur le même plateau, Jean-Michel Maire parlent des homosexuels qui se cachent: “Etre dans le placard… d’où l’expression ‘avoir un balai dans le cul’”. Quelques jours plus tard, un voyant invité prédit qu’une future émission sera présentée par un des chroniqueurs, mais ignore si ce sera un homme ou une femme. Cyril Hanouna commente alors: “Ah ben ce sera Matthieu Delormeau!”»
Si, la plupart du temps, ces railleries sont faites sous couvert de blagues, elles sont aussi parfois ostensiblement hostiles à l'homosexualité:

«Le 29 novembre, l’invité Jeremstar drague ouvertement Matthieu Delormeau puis Cyril Hanouna. Réaction de l’animateur: “Alors le problème avec moi, c’est que je suis un petit peu nerveux. Si tu commences à me toucher, on peut assister à un homicide”. Quelquefois de menaces: le 2 novembre, les chroniqueurs disent à tour de rôle le nom d’une chanson sur laquelle ils ont déjà fait l’amour. Vient le tour de Matthieu Delormeau: “C’est une très jolie chanson, j’espère que vous aurez un jour l’occasion de l’entendre…” Hanouna, agressif: “Pas avec vous. Non mais je vais t’expliquer, celui qui va me ‘ken’, il est pas né.” Delormeau : “Comment?” Hanouna: “T’as très bien entendu.”»
On est là dans l'homophobie dans ce qu'elle a de plus basique: soupçonner un gay de vous faire des avances et le menacer de lui péter la gueule.

Mais ce sont bien les «blagues» homophobes qui posent le plus de problème en ce qu'elles sont généralement noyées dans un magma de gloussements et d'applaudissements du public. On finirait presque par ne plus y prêter attention. Par ailleurs, c'est la rhétorique adopté par Hanouna et ses fanzouzes pour légitimer ce système: «on rigoooooole, c'est pas très Charlie de vouloir nous censurer». Après les réactions, il a publié le message suivant sur Twitter:

Cet argument qui fait de l'humour un blanc-seing pour à peu près tout est d'une malhonnêteté et d'une paresse intellectuelle crasse. C'est d'ailleurs épuisant d'avoir à répéter que traiter quelqu'un comme une merde, et lui donner une accolade juste après, ça s'annule pas. Que oui, plein d'autres gens ont fait de ce type d'humour leur fond de commerce, mais c'est pas pour autant que c'est tolérable. Que moquer quelqu'un pour sa couleur de peau, son sexe, ou son orientation sexuelle, c'est «pas pour rire», c'est «pour dominer».

On nous dit aussi que, comme Matthieu Delormeau et Enora Malagré, respectivement homosexuel et bisexuelle sont sur le plateau, qu'ils semblent, eux, trouver ça hilarant, voire participent au concert de blagues homophobes, et que cela annihileraient l'aspect malveillant. Or, c'est pas parce qu'ils ne sont pas hétéros qu'ils sont moins cons. Personnellement, j'ai cessé de m'intéresser à la psyché de Matthieu Delormeau, victime consentante de tout ce bordel depuis bien longtemps. Qu'il se démerde avec son psy. Quant à Enora Malagré, elle encaisse aussi sans moufter que Thierry Moreau dise d'elle qu'«suce debout», et a touché le corps d'une invité, Patricia, sans son consentement. Difficile de faire de ces deux-là des cautions morales et des gardiens des droits."

__________

Tribune de Nadia Daam parue sur Slate; tribune à laquelle je souscris pleinement avec tout de même une précision: Chaque soir, depuis 7 ans, c'est  près de 1 million de Français qui se vautrent devant cette raclure d'Hanouna... Cyril Hanouna est bien un danger public pour les homosexuels mais pas que... pour aussi tous ceux qui le regardent complaisamment...

Folie passagère 3543.
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De Hollande à Macron, le changement, c'est maintenant !

A la mémoire de Gridou (Jean-Pierre, fidèle commentateur), qui tout comme Droopyx, est parti bien trop tôt ! Fucking Life !

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Je dois dire que ce gouvernement a quelque chose de surprenant: Voilà presque 8 jours qu'il est en place et, pour l'instant, pas un couac à ma connaissance. Rien à voir donc avec les premiers gouvernements de Hollande.

Tenez, Hollande, avez-vous remarqué avec quelle facilité / félicité, nous l'avons déjà tous enterré, oublié, presque zappé de nos mémoires ? Étonnant ? Non, conforme à ce qu'il fut finalement: rien. Il y avait quand même quelque chose de bien avec lui et sa bande d'idéologues et de tanches patentées: On les voyait venir de loin (Sans doute seront-ils quasiment tous recasés sans avoir à répondre du bordel qu'ils auront mis dans le pays. La République est bonne fille). Alors que la nouvelle équipe, certes il faudra nous y habituer, difficile de sentir à quelle sauce ils vont vouloir nous manger. De quoi désarçonner un petit peu le blogueur...

Elle est tellement iconoclaste cette équipe, inhabituelle. Un espèce de grosse salade républicaine dans laquelle on aurait jeté presque tous les ingrédients  à portée de main: y a de la droite, y a du socialo, y a du radical gauche, y a des centristes, y a des des experts, y a des traîtres à leur camp, des énarques, de la parité, du flan avec Collomb, un écolo et un soupçon de diversité pour faire joli. Et un Président qui a l'air de vouloir - ça nous changera - se la jouer... Président. Le changement serait-il pour maintenant ? 

Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ?

Bon okay, il y a l'air aussi d'y avoir des gros nases dans la bande. Regardez Collomb, Sinistre de l'Intérieur. Le jour de la passation, il a fondu en larmes devant son champion, ce qui pour un ministre de l'Intérieur la fout un peu mal. Et le voilà samedi, alors que la polémique fait rage sur le quartier devenu invivable de la Chappelle-Pajol, déclarer benoîtement qu’il souhaitait mettre en place " la police de proximité pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de territoires de non-lieu (sic), que l’on puisse être en sécurité partout. Nous allons donner des moyens en matériel et en armement ". Si ça, c'est pas de la tarte à la crème, du lieu commun, je ne sais pas ce que c'est. Vous avez bien Schiappa dont il faudra se méfier. Il y a aussi Bayrou, ministre de la Justice mis en examen et non démissionnaire, qui à défaut de ne pas valoir un clou aura à cœur de faire parler de lui et de se rendre indispensable. Flessel ? Rigolote mais sans prétentions intellectuelles. Mais à part ça ? Plutôt une équipe équilibrée et qui, à défaut d'être pour l'instant crédible et d'apparaître sincère, fait plutôt belle figure. Il me semble. Comme me semble totalement ridicule l'espèce d'euphorie qui semble avoir gagné les salles de rédaction.

On me dit ça et là que ce cocktail politicien voulu par Président n'aurait qu'un objectif: constituer à terme, après avoir fait exploser les LR, un parti unique qui n'aurait plus face à lui que les extrêmes. Je n'y crois pas un instant. A l'objectif peut-être, à la réussite de l'entreprise, non. Nous verrons.

En attendant, législatives à l'horizon, cette équipe va surtout se démener pour gagner et sans doute - les Français sont assez veaux pour cela -  aura-t-elle la majorité à l'Assemblée Nationale. C'est seulement là que nous verrons de quel bois ils sont fait. Si d'aventure, ils ne gagnaient pas, nous irons à la cohabitation: premier accident de parcours pour Macron, gros grain de sable pour le Maître des Horloges à qui je n'arrive pas, pour l'instant, à accorder une once de confiance.


Folie passagère 3542
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Les larmes du drapeau - FTP